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Environnement

Dans les résidences, le taux de récupération des matières recyclables tend à stagner sous les objectifs gouvernementaux et la consommation d’eau paraît toujours considérable. En revanche, les émissions de gaz à effet de serre attribuables aux véhicules motorisés sont moins importantes qu’ailleurs et l’autopartage fait son chemin.

  • Situé en zone tempérée nordique, le territoire montréalais était à l’origine essentiellement une érablière. De nos jours, il est presque entièrement urbanisé, les terrains forestiers et les domaines agricoles couvrant moins de 10 % du sol. 1
  • L’herbe à poux abonde dans la vallée du Saint-Laurent. À Montréal, on compte 3,2 % d’espaces en friche où elle est particulièrement susceptible de se multiplier. On estime qu’elle incommode 10 % à 15 % de la population en occasionnant des rhinites allergiques et des crises d’asthme. Jusqu’à la fin des années 1980, on observe une baisse rapide de l’indice de pollen de l’herbe à poux, suivie d’une légère tendance à la hausse depuis la fin des années 1990; un indice toujours plus élevé dans l’Ouest qu’au centre et dans l’Est de la ville. Or plusieurs études prévoient un allongement de la période pollinique en raison des changements climatiques. 2
  • En 2003, les allergies non alimentaires arrivaient en tête de liste des principaux problèmes de santé affectant la population de 12 ans et plus de l’île, avec 24 % de prévalence. L’asthme la touchait aussi dans une proportion de 8,4 %. 3
  • En 2004, l’utilisation quotidienne d’eau dans les résidences de la grande région s’élevait à 460,5 litres par habitant, soit 9 % de plus que dans l’ensemble du Québec et 37 % de plus que dans l’ensemble du Canada. Depuis 2001, la consommation montréalaise s’est accrue de 15,3 %, soit le double d’augmentation de la moyenne québécoise (+7,3 %), tandis que la moyenne canadienne connaissait une baisse de 1,3 %. 4
  • Le réseau d’aqueduc de la Ville de Montréal s’étend sur environ 5 250 km et présente des problèmes de vétusté et de détérioration : 15 arrondissements dépassent la moyenne canadienne annuelle de 20 fuites ou bris par 100 km de conduites. Cette situation a un impact sur la qualité de l’eau potable et par conséquent sur le nombre d’avis d’ébullition émis dans le but de prévenir des problèmes de santé publique. 2
  • Le taux de récupération résidentielle des matières recyclables par la collecte sélective offerte aux Montréalais [verre, plastique, métal, papier et carton] est de trois fois inférieur aux objectifs gouvernementaux de 60 % et tend à stagner. En particulier, le compostage des matières putrescibles n’atteint que 8 % alors qu’on estime que 38,2 % des ordures ménagères s’y prêtent. 2
  • En matière d’émission de CO2, grâce à l’hydroélectricité et par rapport à son PIB, l’île fait quatre fois mieux que la moyenne canadienne qui est toutefois l’une des plus élevée au monde. Mais tandis que la moyenne annelle est ici de 7,2 tonnes par habitant, l’objectif ultime pour un milieu viable est de passer sous la demi-tonne. 5
  • Sur l’île, on estime que l’émission des gaz à effet de serre est attribuable à 49 % aux transports (dont 86 % au transport routier), à 28 % aux industries (dont 71 % aux deux raffineries) et à 20 % aux bâtiments (dont 58 % aux édifices institutionnels et commerciaux). Côté transports, tandis que la voiture à essence reste la principale source d’émission, l’augmentation rapide du nombre d’immatriculations de camions et leur dépense énergétique sont les principaux responsables de la croissance des gaz à effet de serre, ces dernières années. 5
  • En 2001, la grande région de Montréal émettait 59 % moins de gaz à effet de serre attribuable au transport routier que la moyenne canadienne. Avec 2,37 tonnes par habitant, elle se situait ainsi au 3e rang derrière celles de Victoria (1,70) et de Vancouver (2,08). 6
  • La circulation routière a connu une forte croissance entre 1999 et 2003 sur le territoire montréalais avec 15 % d’augmentation sur les ponts et près de 5 % sur les autoroutes. Chaque jour, plus de 1,2 million de véhicules circulent sur les 15 ponts entourant l’île de Montréal. Le nombre de déplacements effectués en voiture a augmenté pour les résidants de Montréal (3 %), de Laval (5 %), de la Rive-Sud (1 %), de la couronne Nord (11 %) et de la couronne Sud (7 %). 2
Le partage de voitures a fait son apparition en 1987 et regroupe déjà plus de 280 000 usagers dans 650 villes du monde, dont 75 % se trouvent en Europe. L’autopartage offre une alternative moins chère que la propriété et plus souple que la location qui contribue à réduire à la fois l’usage de l’automobile et le nombre de véhicules en circulation, diminuant d’autant les nuisances et les émissions polluantes qui leur sont associées. Ce service est particulièrement adapté aux secteurs fortement urbanisés où il manque d’espaces de stationnement. Montréal a joint le mouvement dès 1995 et Communauto, la plus ancienne compagnie d'autopartage en opération en Amérique du Nord, y connaît une popularité grandissante alors que 327 véhicules répartis entre 107 stations desservaient 6 468 abonnés en décembre 2005. On trouve également des stations à Longueuil depuis 2004 et à Laval depuis 2005. 7, 8
  • Selon un scénario conservateur, chaque véhicule de Communauto remplacerait 4,6 véhicules privés à Montréal, soit une réduction nette de 3,6 véhicules. Le service aurait ainsi contribué à soustraire 1 130 voitures du parc automobile. Cet indice de réduction de 3,6 de la part des usagers qui ont déclaré s'être départis d’une voiture se compare aux indices moyens estimés en Europe (3,4) et en Amérique du Nord (3,8). 7
  • Les abonnés de l'autopartage réalisent une économie annuelle moyenne de 5 900 $. Ceci revient à diviser par près de 5 le coût qu'ils auraient dû assumer s'ils avaient parcouru annuellement la même distance avec un véhicule possédé en propre. 7
  • L'autopartage entraîne une diminution moyenne des distances parcourues de l'ordre de 2 900 km par année. Ce constat, combiné à la conduite de véhicules moins énergivores que ceux qui sont utilisés par la population en général, représente une diminution de la consommation énergétique de 38% et une réduction moyenne, par adhérent, des émissions de gaz à effet de serre, de 1,2 tonne annuellement (soit une réduction de 60% des émissions de CO2, et de 33 % à 44 % des autres gaz polluants). Globalement, les émissions de polluants passent de 63 à 42 kg par usager après leur adhésion à l'autopartage. 7
U.S. Green Building CouncilÉlaboré par le U.S. Green Building Council, le système d’évaluation Leadership in Energy and Environmental Design (LEED® for homes) fait la promotion de maisons écologiques à haute performance, en fonction des critères suivants : innovation et design, endroit et liaison, aménagement écologique du site, gestion efficace de l’eau, énergie et atmosphère, matériaux et ressources, qualité de l’air. Lors de la phase pilote, seules quatre maisons sur 6 000 ont obtenu la plus haute certification aux États-Unis. Au Canada, la toute première maison certifiée LEED® Platine a devancé toutes ses concurrentes en Amérique du Nord : elle est située en plein coeur de Montréal, sur l’avenue du Parc, près de l’avenue du Mont-Royal.9

1 Bulletin statistique régional. Montréal, Vol 4, No 1, Institut de la statistique du Québec, mai 2007
(consulté le 31 juillet 2007)
2 Indicateurs de l’état de l’environnement. Bilan pour la période de référence 1999-2003, Conseil régional de l’environnement de Montréal, novembre 2005
(consulté le 31 juillet 2007)
3 Portrait de santé du Québec et de ses régions 2006 : les statistiques – Deuxième rapport national sur l’état de santé de la population du Québec, Gouvernement du Québec, 2006
(consulté le 31 juillet 2007)
4 Données sur l’utilisation de l’eau par les municipalités, Environnement Canada, 2001 et 2004
Consommation résidentielle d’eau per capita, 1999, 2001 et 2004
(consultés le 21 août 2007)
5 Inventaire corporatif des émissions de gaz à effet de serre 2002-2004, Agglomération de Montréal, par Hervé Logé, Service des Infrastructures, transport et environnement, Ville de Montréal, 2007
(consulté le 31 juillet 2007)
6 Les répercussions des améliorations du transport en commun sur les émissions de GES : un point de vue national, Transport Canada, mars 2005
Rapport d’inventaire national, 1990-2004 – Sources et puits de gaz à effet de serre au Canada, Environnement Canada
(consultés le 31 juillet 2007)
7 Le projet auto + bus. Évaluation d’initiatives de mobilité combinée dans les villes canadiennes, par Yves Dallaire, Nadine Lafond, Chantal Lanoix et Marco Viviani, Tecsult inc., mise à jour de février 2007
(consulté le 31 juillet 2007)
8 Le transport urbain, une question de santé. Rapport annuel 2006 sur la santé de la population montréalaise, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2006
Qui sommes-nous ? Site Internet de Communauto
(consultés le 31 juillet 2007)
9 La norme Leed Habitation bientôt au Canada
ÉCOHABITATION, une maison LEED® québécoise la plus verte d’Amérique
Une maison du Mile-End primée
(consultés le 31 juillet 2007)