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Santé et bien-être

L’activité physique fait défaut même chez les jeunes et surtout chez les filles. Et si certaines campagnes d’information portent fruit, elles méritent d’être réitérées face aux comportements à risque, toujours préoccupants.

  • Depuis 1997, le nombre d’omnipraticiens et de spécialistes pour 100 000 habitants est demeuré stable autour de 246 dans la grande région. En 2005, c’était 29 % de plus que la moyenne canadienne. 1
  • En 2005, sur l’île, il y avait 299 omnipraticiens et spécialistes pour 100 000 personnes, en hausse de 3,1 % depuis 2001. On comptait également 66 dentistes et spécialistes en chirurgie buccale pour 100 000 habitants. 2

  • En 2003, 15,6 % de la population de 12 ans et plus de l’île ne se percevait pas en bonne santé bucco-dentaire. Avec l’utilisation des dentifrices fluorés et l’accès à certains services dentaires, la santé des jeunes de l’île s’est nettement améliorée en 20 ans. Toutefois, encore en 2005, 40 % des enfants de maternelle avaient déjà une ou plusieurs dents atteintes. 3, 4
  • Parmi la population de 12 ans et plus de l’île, 25 % des femmes et 40 % des hommes n’avaient pas de médecin de famille en 2005. En fait, elles étaient plus nombreuses que les hommes à ne pas se percevoir en bonne santé générale (13 vs 9 %) ni en bonne santé mentale (5 vs 3 %); plus nombreuses également à éprouver des problèmes de santé qui avaient une incidence sur les principales sphères d’activité de leur vie (23 vs 17 %) ou à avoir déjà eu des idées suicidaires sérieuses (13 vs 11 %). 5
  • Pour la période 2000-2003, sur l’île, le taux de suicide de 12,8 pour 100 000 habitants était trois fois plus important pour les hommes (19,7) que pour les femmes (6,3). Or la situation était plus dramatique encore dans l’ensemble du Québec (17,7) et en particulier pour les hommes (28,4). 4
  • De 1997 à 2001, près de 5 jeunes de moins de 18 ans se sont suicidés en moyenne chaque année sur l’île, et les garçons étaient majoritaires. Quant aux hospitalisations à la suite d’une tentative, les filles étaient plus nombreuses. 3
  • Sur l’île, en 2001, 16,1 % de la population de 15 ans et plus rapportait avoir prodigué sans rémunération des soins à des personnes âgées, contre 17,7 % dans l’ensemble du Québec. Dans la grande région, le taux de 13,3 % était semblable à celui de Toronto et supérieur à celui de Calgary (11,8 %), mais en deçà de celui de Vancouver (14,6 %). 4, 6
  • En 2001, 13,5 % des hommes et 18,5 % des femmes de 15 ans et plus de l’île rapportaient avoir prodigué sans rémunération des soins à des personnes âgées. Un écart analogue distinguait aussi hommes (14,7 %) et femmes (20,6 %) dans l’ensemble du Québec. 4
  • En 2003, 11 % de la population de 65 ans et plus de l’île recevait des services à domicile et, selon les données de 2001, 7,6 % était en institution de santé. Au-delà de l’âge de 85 ans, 30,9 % des personnes de l’île étaient placées, comparativement à 37 % de celles de l’ensemble du Québec. 4
  • Sur l’île, en 2003, plus d’une personne de 12 ans et plus sur cinq (22 %) vivait avec une limitation d’activités à long terme. La population à faible revenu connaissait une plus grande prévalence d’incapacité (33 %) que celle qui avait un revenu élevé (19 %). 7
  • Sur l’île, en 2003, la moitié des personnes ayant une incapacité avaient besoin d’aide dans la vie quotidienne. La plupart (90 %) en recevaient, mais un bon nombre d’entre elles (40 %) avaient des besoins non comblés. Près du tiers des personnes ayant une incapacité ne recevaient pas l’aide requise pour au moins une des activités quotidienne. Cette proportion était de 26 % pour l’ensemble du Québec. 7
  • En 2003, sur l’île, 17,6 enfants sur 1 000 étaient handicapés, davantage de garçons (21,9) que de filles (13,1). 4
  • Au cours des années 1999 à 2003, le taux de grossesse pour 1 000 était plus élevé sur l’île que dans l’ensemble du Québec chez les jeunes femmes de 18-19 ans (80,5 vs 65,9) tout comme chez les adolescentes de 14 à 17 ans (24,9 vs 18,2). 4
  • De 1999 à 2001, on dénombrait environ 1 000 grossesses par année chez les Montréalaises de moins de 18 ans, une proportion plus élevée que dans l’ensemble du Québec (26 vs 19 pour 1 000). Soulignons qu’un fort pourcentage de ces grossesses n’étaient pas menées à terme : 77 % ayant donné lieu à un avortement et 3 % à une fausse couche. Ainsi, environ 200 jeunes filles de moins de 18 ans par an ont enfanté au cours de cette période. 3
  • Sur l’île, la proportion des femmes ayant accouché en 2002-2004 sans avoir complété 11 années de scolarité avait chuté de 2,5 points par rapport à la période précédente, mais elle se situait tout de même à 13,1 %. En 1981-1983, on en avait connu près du double avec 25 %. 8, 9
  • En 2005, environ 7 points de pourcentage de moins de femmes enceintes faisaient usage de tabac (10,8 %) ou d’alcool (27,4 %) sur l’île que dans l’ensemble du Québec. 10
  • En 2005, le taux d’allaitement des nourrissons de l’île était supérieur à celui de chacune des régions; à l’âge de 6 mois, il dépassait encore 60 % mais n’atteignait plus 50 % dans l’ensemble du Québec. Le taux d’allaitement exclusif [sans autre aliment liquide ou solide] donnait un autre portrait puisque la moyenne québécoise était légèrement supérieure au cours des 4 premiers mois de vie; toutefois, à l’âge de 6 mois, 4,5 % des nourrissons de l’île étaient toujours au régime lacté, contre 3 % pour l’ensemble du Québec. 10
  • Le maintien d’une bonne condition physique suppose une pratique quasi quotidienne chez les adolescents et le fait de se consacrer, au moins trois fois par semaine, à une activité vigoureuse. La proportion des jeunes montréalais répondant à ces deux critères n’atteignait pas 50 % en 2003; en secondaire V, elle s’abaissait même à 39 % et à seulement 27 % chez les filles. 3

Facteurs de risque liés à la santé, Île de Montréal, 2005
source : Direction de santé publique de Montréal 5

Population de 12 ans et plus pour l’usage de la cigarette et l’inactivité physique; population de 18 ans et plus pour l’obésité et l’embonpoint; population de 20 ans et plus pour le stress quotidien et le stress au travail.

  • Sur l’île, en 2003, environ un jeune de secondaire V sur 10 n’utilisait aucune protection lors des relations sexuelles. Or en 2006, 5 150 nouveaux cas d’infections transmises sexuellement ont fait leur apparition, soit 272 pour 100 000 habitants, en hausse de 15 % par rapport à 2004. 3, 11
  • En 2002-2005, sur les 3 158 cas cumulatifs d’infection au VIH au Québec, les deux tiers (65,1 %) provenaient de la région sociosanitaire de Montréal-Centre, 8,1 % de la Montérégie et 7,3 % de la région de la capitale nationale. Parmi les Montréalais infectés, 77,1 % étaient des hommes et 52,6 % représentaient de nouveaux cas. Une étude menée auprès d’hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes a aussi montré qu’en 2005, 23 % de ceux qui étaient séropositifs ignoraient leur état. 12, 13
  • Les 2 055 cas cumulatifs d’infection au VIH recensés sur l’île en 2002-2005 se distribuaient comme suit, selon la catégorie principale d’exposition : relations sexuelles entre hommes (47,5 %); utilisation de drogues injectables (15,5 %); relations sexuelles entre hommes et utilisation de drogues injectables (4,0 %); personne originaire d’un pays où le VIH est endémique (20,6 %); receveur de produits sanguins (0,7 %), contact hétérosexuel avec un partenaire à risque (3,2 %); contact hétérosexuel sans risque connu (6,7 %); sans risque identifié (1,1 %); transmission de la mère à l’enfant (0,7 %). 13

  • En 2003, à Montréal, selon une étude réalisée auprès de jeunes de la rue âgés de 14 à 23 ans, 31,3 % étaient des usagers de drogues injectables et 33,6 % de ceux-ci avaient partagé des aiguilles au cours des six derniers mois. De 2001 à 2003, 27,7 % des répondants masculins s’étaient adonnés à de la prostitution; 26,7 % de ceux qui signalaient des relations à risque avec un client de sexe masculin étaient sans protection. 12

1 Rapports sur les indicateurs, Institut canadien d’information sur la santé
(consulté le 21 août 2007)
2 Bulletin statistique régional. Montréal, Vol 4, No 1, Institut de la statistique du Québec, mai 2007
(consulté le 31 juillet 2007)
3 Objectif jeunes : comprendre, soutenir, rapport annuel 2004-2005 sur la santé de la population montréalaise, Direction de santé publique de Montréal, 2005
(consulté le 31 juillet 2007)
4 Portrait de santé du Québec et de ses régions 2006 : les statistiques – Deuxième rapport national sur l’état de santé de la population du Québec, Gouvernement du Québec, 2006
(consulté le 31 juillet 2007)
5 Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC 2005), Statistique Canada, compilation de la Direction de santé publique de Montréal
(consulté le 31 juillet 2007)
6 Profil des communautés, Statistique Canada
(consulté le 21 août 2007)
7 Regard sur les familles montréalaises, par Suzanne Pion et Anne-Marie Brunelle, Comité famille de la Conférence régionale des élus de Montréal, janvier 2007
(consulté le 31 juillet 2007)
8 La santé urbaine, une condition nécessaire à l’essor de Montréal, Rapport annuel sur la santé de la population, Direction de santé publique, Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre, 2002
(consulté le 31 juillet 2007)
9 Nouveau-nés selon certaines caractéristiques, Montréal, 1999-2001 et 2002-2004, Direction de santé publique de Montréal
(consulté le 31 juillet 2007)
10 Recueil statistique sur l’allaitement maternel au Québec, 2005-2006, Institut de la statistique du Québec, septembre 2006
(consulté le 31 juillet 2007)
11 Chiffres clés de la situation sociosanitaire pour Montréal, Direction de santé publique de Montréal
(consulté le 31 juillet 2007)
12 Actualités en épidémiologie sur le VIH / sida, Agence de santé publique du Canada, août 2006
(consulté le 31 juillet 2007)
13 Programme de surveillance de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) au Québec. Cas cumulatifs 2002-2005, Institut national de santé publique du Québec, septembre 2006
(consulté le 31 juillet 2007)