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Sécurité

Les crimes contre la propriété sont en baisse et Montréal compte parmi les régions métropolitaines les plus sécuritaires. Cela dit, malgré certaines améliorations, l’imprudence sur les voies de circulation a toujours de quoi inquiéter.

  • Avec un taux de 3 710 pour 100 000 habitants en 2005, les crimes contre la propriété dans la grande région étaient de 18 % supérieurs à la moyenne québécoise, mais correspondaient à la moyenne canadienne. En 2006, le taux avait baissé à 3 642, le plus bas des 15 dernières années, situant Montréal parmi les grandes régions urbaines les plus sécuritaires, derrière celles de Toronto (2 471) et d’Ottawa (3 122). 1
  • En 2005, sur l’île, 97 299 crimes contre la propriété [vols simples, introductions par effraction, vols de véhicules moteur, fraude, incendies criminels, méfaits et possession de bien volés] étaient rapportés, un taux de 5 197 pour 100 000 habitants. Il s’agissait du nombre le moins élevé depuis 25 ans, suivant une tendance à la baisse amorcée au début des années 1990 (44 %) qui s’observait également au Québec (42 %) et, dans une moindre mesure, au Canada (35 %). 2, 3
  • Les vols simples comptaient pour près du tiers de toutes les infractions rapportées sur l’île en 2005 et pour près de la moitié de tous les crimes contre la propriété. Globalement, la tendance générale est à la baisse depuis 15 ans : les 44 273 vols simples rapportés en 2005 étaient 5,8 % moins nombreux qu’en 2000 et 40,2 % moins qu’en 1991. En fait, les vols commis dans ou sur des véhicules automobiles, comptant pour près de la moitié des vols simples (45,7 %), étaient les seuls à avoir augmenté. 3
  • En 2005, avec 19 534 délits, on enregistrait une huitième baisse consécutive au chapitre des introductions par effraction sur l’île, soit une réduction de 55 % depuis 1991, davantage que pour l’ensemble du Canada (-44 %). Cependant, deux cambriolages sur trois étaient perpétrés dans une résidence et, même si ceux-ci avaient diminué de 52 % depuis 1991, ils connaissaient une nouvelle augmentation, passant de 12 620 en 2004, à 13 022 en 2005. 3
  • Les vols de véhicules moteur ont diminué quatre fois plus sur l’île qu’ailleurs au Québec depuis 1997. À la fin des années 80, la moitié des vols rapportés au Québec étaient commis à Montréal; en 2004, cette proportion avait chuté à 35 %. En 2005, cependant, le nombre augmentait pour la première fois depuis huit ans, passant de 13 713 à 14 139. Or il y en avait eu 21 621 en 1997. 3
  • L’évolution des fraudes sur l’île a été marquée par une forte croissance (+29,1 %) de 1995 à 2002, suivie de baisses importantes en 2003 (-17,3 %) et 2005 (-8,2 %). En particulier, celles reliées aux cartes de guichet automatique ont diminuée de 60 % depuis 2000. Le nombre de fraudes rapportées en 2005 (5 530) se situait au même niveau qu’en 1995. 3
  • Le nombre de méfaits a diminué de moitié sur l’île (-52 %) depuis 1991. Cette tendance à la baisse, moins marquée cependant, a aussi été observée dans l’ensemble du Québec (-41 %) et du Canada (-33 %). Atteignant 12 524 en 2005, les méfaits comptent pour près de 10 % des infractions au Code criminel rapportées à Montréal. 3
  • À la fin de 2005, parmi les 669 suspects dans les cas d’exploitation sexuelle d’enfants à des fins commerciales, 86 % étaient des hommes adultes, mais 48 % avaient moins de 25 ans et 8 % moins de 18 ans. D’ailleurs, 20 % étaient membres de gangs de rue connus. 3
  • Entre 1998 et 2002, le nombre d’incendies sur l’île a tourné annuellement autour de 2 000, causant en moyenne la mort de 20 personnes. Le taux de victimes blessées gravement (1,0 pour 100 000) était identique à celui de l’ensemble du Québec; le taux de décès était cependant supérieur (7,6 vs 5,1). 4
  • Les piétons montréalais se montrent moins prudents que les torontois quant au fait d’attendre sur le trottoir le moment de traverser la rue (53 vs 90 %), d’utiliser la zone zébrée (65 vs 86 %) et de respecter les feux de signalisation (76 vs 91 %). Par contre, en situation d’interaction, les piétons accordent plus souvent la priorité à l’automobile à Montréal (72,5 %) qu’à Toronto (51 %). Il en résulte que les gestes pour éviter un accident proviennent davantage du piéton à Montréal (63 %) et de l’automobiliste à Toronto (71 %). 5

Répartition des blessés, des hospitalisations et des décès de la route, Île de Montréal, 2000-2006

source : Société de l’assurance automobile du Québec 6

  • Entre 2000 et 2006, sur l’île, les personnes motorisées comptaient pour 79,4 % de celles n’ayant eu que des blessures légères et pour 47,9 % des victimes de blessures mortelles sur les routes. Du côté des cyclistes et piétons, ils formaient 52,1 % de ceux qui décédaient et 20,6 % de ceux qui s’en tiraient avec des blessures légères. 6
  • Entre 2000 et 2006, sur l’île, on dénombrait en moyenne un décès, 16 hospitalisations et 216 blessés par semaine attribuables à des accidents de la route. 6
  • Sur les routes du Québec, la presque totalité (95 %) des infractions au Code criminel touchent la conduite avec facultés affaiblies. Entre 1996 et 2005, les résidents de Laval avaient un taux d’infractions reliées à l’alcool plus souvent supérieur. Au cours de cette période, dans chacune des trois régions urbaines, le taux avait toutefois chuté de plus des deux tiers. 7
  • En 2005, les infractions reliées à l’alcool dans les agglomérations de Montréal, de Longueuil et à Laval atteignaient 1 294, tandis que les infractions pour excès de vitesse totalisaient 129 992, soit cent fois plus.7
  • Sur les routes du Québec, la majorité (72 %) des infractions entraînant l’inscription de points d’inaptitude concernent l’excès de vitesse. Entre 1996 et 2005, les conducteurs résidant à Montréal avaient un taux d’infractions au Code de la sécurité routière pour excès de vitesse généralement inférieur aux conducteurs de Laval et en particulier à ceux de Longueuil. 7
  • Entre 1997 et 2003, sur l’île, 30,8 % des conducteurs décédés avaient obtenu un taux d’alcoolémie supérieur à la limite permise. 8
  • En 2002, le taux de condamnations reliées à des infractions pour conduite avec facultés affaiblies était de 190 pour 100 000 titulaires de permis sur l’île; dans l’ensemble du Québec, ce taux était de 306. 8

1 Programme de déclaration uniforme de la criminalité, Tableau Cansim 252-0013, Centre canadien de la statistique juridique, Statistique Canada
(consulté le 21 août 2007)
2 Données démographiques régionales, Institut de la Statistique du Québec
(consulté le 31 juillet 2007)
3 La sécurité et la qualité de vie à Montréal. Constats et tendances. Lecture de l’environnement externe 2006, Service de police de la ville de Montréal, mars 2006
4 Banque de données des statistiques officielles sur le Québec, Institut de la statistique du Québec
Portrait de santé du Québec et de ses régions 2006 : les statistiques – Deuxième rapport national sur l’état de santé de la population du Québec, Gouvernement du Québec, 2006
(consultés le 31 juillet 2007)
5 Analyse comparative des comportements des piétons et des conducteurs à l'égard des piétons dans six villes du Québec et de l'Ontario, étude menée par Jean-Pierre Thouez et Jacques Bergeron pour la Société de l’assurance automobile du Québec, Université de Montréal, avril 2003
Certains faits saillants de l’étude, confirmés par Jean-Pierre Thouez, sont parus dans Forum.
(consulté le 31 juillet 2007)
6 Bilan 2005 : accidents, parc automobile, permis de conduire, Société de l’assurance automobile du Québec, mai 2006
(consulté le 30 avril 2007)
Bilan 2006 : accidents, parc automobile, permis de conduire, Société de l’assurance automobile du Québec, juin 2007
(consulté le 31 juillet 2007)
7 Dossier statistique. Les infractions et les sanctions reliées à la conduite d’un véhicule routier, 1996-2005, par François Tardif, Société de l’assurance automobile du Québec, décembre 2006
(consulté le 31 juillet 2007)
8 Portrait de santé du Québec et de ses régions 2006 : les statistiques – Deuxième rapport national sur l’état de santé de la population du Québec, Gouvernement du Québec, 2006
(consulté le 31 juillet 2007)