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Signesvitaux du Grand Montréal 2008 Site Internet de la Fondation du Grand Montréal
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La grande région de Montréal compte près de 3,7 millions de personnes, ce qui représente 48 % de la population du Québec et la place au second rang des villes canadiennes, derrière Toronto. Depuis cinq ans, la région montréalaise voit sa population croître plus rapidement que celle de l’ensemble de la province.

Cette hausse s’explique notamment par un solde migratoire positif de 12 435 personnes (2006-2007), attribuable d’abord aux nouveaux arrivants étrangers.

La croissance de la population s’explique également par une augmentation du taux de natalité pour une troisième année consécutive, taux qui a atteint 11,6 naissances par 1 000 habitants en 2007. Cette croissance est plus marquée dans les banlieues. Fait à noter, ce sont les femmes de 30 à 34 ans qui affichent le taux de fécondité le plus élevé, suivies des 25 à 29 ans. Montréal se démarque aussi par son grand nombre de familles formées de couples en union libre, qui dépasse les 25 % alors que la moyenne nationale est de 15,5 %. Or, les couples en union libre sont moins nombreux que les couples mariés à avoir plus d’un enfant.

Au Québec, c’est dans la région montréalaise que l’on retrouve la plus forte proportion de jeunes de moins de 15 ans, avec 17,1 %. Cette proportion est cependant en baisse (18,1 % en 2001), alors que les 65 ans et plus sont plus nombreux qu’il y a cinq ans. En 2006, ils représentaient 13,6 % de la population de la grande région.

Le français demeure la langue la plus souvent parlée à la maison par près de 70 % de la population. Plus de la moitié de la population montréalaise possède une connaissance des deux langues officielles.
Sur le plan économique, la grande région enregistrait en 2007 un PIB réel de 132 milliards $*, ce qui correspond à 10 % du PIB canadien et à 50 % du PIB québécois. La région comptait plus de 1,5 million de travailleurs, dont 81 % dans le secteur des services, un secteur en nette progression par rapport aux 70 % de 2000.

En 2006, le revenu médian avant impôts des familles de la région a atteint 55 100 $, en hausse de seulement 1,8 % par rapport à 2000 une fois l’inflation prise en compte.

Taux de fécondité (pour 1 000 femmes) selon le groupe d’âge,
région métropolitaine de Montréal, 1991, 2007.

Répartition des couples en union libre
en fonction du nombre d'enfants, 2006
Répartition des couples mariés
en fonction du nombre d'enfants, 2006

Source : Statistique Canada
  • Sur l’île de Montréal, l’économie sociale (coopératives, organismes sans but lucratif, mutuelles) est une réalité économique importante qui génère des revenus d’environ deux milliards de dollars. En excluant le Mouvement Desjardins et la Coop fédérée, l’économie sociale montréalaise regroupe 3 590 établissements et génère un peu plus de 61 000 emplois rémunérés dont 59 % sont occupés par des femmes. Par ailleurs, plus de 100 000 bénévoles y œuvrent aussi.1
  • En 2005, la grande région de Montréal profitait du même dynamisme entrepreneurial (9,4 % des adultes en pré-démarrage ou en démarrage d’entreprise) qu’au début des années 2000 (9,5 %), une amélioration notable depuis le creux de 2003 (5,4 %).2
  • En 2007, la grande région offrait les coûts d’exploitation les plus concurrentiels en Amérique du Nord dans certains secteurs de recherche et développement (en biotechnique, en essais cliniques et en mise à l’essai de systèmes électroniques), en se classant en première position parmi les 20 plus grandes métropoles du Canada et des États-Unis. Les coûts d’exploitation couvrent plus de 27 éléments tels les coûts de main-d’œuvre, de transport, d’installations etc. 3 4
  • Une fonction importante d’une grande ville est la coordination des activités économiques. La superficie d’espace de bureau est un bon indicateur comparatif du niveau de ces activités dans une ville. Montréal comptait en 2008,  6,7 millions de m2 de superficie de bureau, contre 16,7 millions pour Toronto et 4,8 millions pour Calgary et pour Vancouver. Par contre, à Montréal, cette activité est concentrée au centre-ville, avec 69 % de la superficie de bureaux, contre moins de 50% dans les trois autres grandes villes du Canada. 5

1 sous la direction de Marie J. Bouchard. (2008). Portrait statistique de l’économie sociale de la région administrative de Montréal. Chaire de recherche en économie sociale, no Hors série 2008-01.
2 Nathaly Riverin. (2006). L’entrepreneuriat à Montréal. Cahier de recherche 2006-17, Chaire d’entrepreneuriat Rogers-J.-A.-Bombardier, HEC Montréal.
3 Montréal International. (2008) Communiqué 31 mars 2008 : Choix concurrentiels 2008. Étude KPMG.
4 KPMG. (2008). Choix concurrentiels 2008. Le guide de KPMG sur la localisation des entreprises à l’échelle internationale. Édition 2008.
5 Colliers International. (2008). North America Highlights Office, first quarter 2008.


Évolution du taux de chômage
dans la RMR de Montréal et de Toronto 1995 à 2008


Source : Statistique Canada
* Données de juillet 2008 désaisonnalisées, en moyennes mobiles de trois mois


Évolution du chômage et de l’emploi au sein de la population active
de la RMR de Montréal, 1996 à 2008


Source : Statistique Canada
* Données de juillet 2008 désaisonnalisées, en moyennes mobiles de trois mois
  • En 2007, on dénombrait 1,9 million d’emplois dans la région montréalaise. Sur le plan de la croissance annuelle de l’emploi, pour la première fois en vingt ans, Montréal (2,5 %) dépassait la moyenne canadienne (2,3 %). Parmi les cinq plus grandes régions métropolitaines du nord-est du continent, elle se classait même au premier rang, devant Boston, Washington, Philadelphie et New York.1 2 3
  • Montréal parvient à soutenir ce rythme de croissance depuis plusieurs années. Forte d’un taux de création d’emplois de 23,1 % en dix ans (de 1997 à 2007), la grande région se classe au quatrième rang des vingt plus grandes agglomérations nord-américaines.1 2
  • En 2007, le PIB réel de la grande région s’élevait à 69 427 $* par travailleur, un niveau supérieur à celui de l’ensemble du Québec (68 571 $), mais inférieur au PIB canadien (77 688 $).4

    * En dollars 2002
  • En 2007, 18,4 % des travailleurs de la grande région occupaient un emploi à temps partiel, une proportion qui reste stable depuis une dizaine d’années et qui s’inscrit dans la moyenne québécoise. Fait à noter, il semble que 6,4 % des travailleurs à temps partiel ne le soient pas par choix.5
  • En 2006, le taux de chômage chez les titulaires d’un diplôme d’études techniques (niveau collégial) n’était que de 3,9 %, bien en deçà du taux de chômage de l’ensemble de la population montréalaise. Toutefois, les titulaires d'un diplôme d'études professionnelles (niveau secondaire) affichaient un taux de chômage de 13,2 %.6

Source :
1 Montréal International. (2008). Tableau statistique intitulé « La croissance de l’emploi. Top 20 des régions métropolitaines d’Amérique du Nord 2006-2007, 1997-2007. »
2 Ville de Montréal. (2008) Montréal en action. Mars 2008, volume 3, numéro 2.
3 Statistique Canada, Tableau CANSIM 2820053 et 2820055. Taux de croissance de l’emploi calculé par le CSLS (Centre for the Study of Living Standards).
4 CMA and CA data estimated by the Centre for Spatial Economics (C4SE). National and provincial data from Statistics Canada CANSIM Table 384-0002.
5 Statistique Canada, Enquête sur la population active, programme A050720.
6 Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), La relance au secondaire en formation professionnelle. Situation des personnes titulaires d'un diplôme d'études professionnelles (DEP) au 31 mars de l'année d'enquête, par sexe, région de Montréal (06) (6 septembre 2007

  • En 2006, 22,1 % des enfants de la grande région vivaient au sein de familles à faible revenu*.  Bien que l’on enregistre une certaine amélioration dans ce domaine par rapport aux 25 % de l’an 2000 et que ce taux se révèle légèrement inférieur à la moyenne canadienne (23,1 %), il n’en demeure pas moins supérieur à la moyenne québécoise (19,9 %).

    * La mesure du faible revenu est basée sur 50 % du revenu familial médian québécois après impôt; notons également que le revenu médian est ajusté en fonction de la taille de la famille.1
  • En 2005, c’est sur l’île que la proportion de familles à faible revenu (16,7 %), avec ou sans enfants, était la plus élevée au Québec. Les familles monoparentales demeurent les plus durement touchées, 35,6 % d’entre elles se situant sous le seuil de faible revenu, par rapport à 12,2 % parmi les familles comptant un couple.2
  • En janvier 2008, environ 9 % des résidants de l’île de Montréal dépendaient de prestations de dernier recours.  Plus du quart (28,6 %) étaient des enfants. 3
  • En matière d’alimentation, les problèmes liés aux inégalités sociales ne se limitent pas au prix des aliments.  En effet, 40 % des Montréalais n’ont pas accès, dans un rayon d’un demi-kilomètre, à un commerce offrant des fruits et légumes frais.4 5
  • Dans les quartiers défavorisés, les dépanneurs sont plus nombreux que tout autre type de commerce.  Cette situation explique que, en 2007, le coût moyen par personne et par jour d’un panier d’épicerie nutritif pouvait varier de deux dollars entre les quartiers riches et pauvres de l’île.5
  • En 2006-2007, 27 000 enfants ont eu besoin de provisions de Moisson Montréal, soit 45 % de l’ensemble des bénéficiaires. De plus, 11 000 enfants ont profité de repas offerts par cet organisme, soit près du quart de la clientèle.6
  • En 2005 et 2006, Moisson Montréal a enregistré une augmentation du nombre d’enfants nécessitant ses services, en particulier parmi les tout-petits de 0 à 2 ans (+ 18,6 %). Globalement, près d’un enfant sur cinq de ce groupe d’âge a bénéficié de Moisson Montréal en 2006.7

La Direction de santé publique a réalisé une enquête sur la maturité scolaire auprès de 10 000 enfants de maternelle de Montréal.  Cinq domaines, correspondant chacun à une sphère de développement, ont été évalués.  Un enfant sur trois s’est révélé vulnérable dans au moins l’une de ces sphères, ce qui permet de conclure que, sur l’île, 5 087 enfants auraient besoin d’un soutien particulier à leur entrée à l’école.  Si 12 % des enfants présentaient une faiblesse sur le plan des compétences sociales, 17 % d’entre eux se sont avérés vulnérables sur le plan cognitif et langagier, et 15 % sur le plan de la maturité affective. 
Bien que Montréal obtienne des scores moyens plus faibles que la norme canadienne, elle se situe relativement bien comparativement à d’autres grandes villes comme Vancouver et Toronto.  Cette enquête permettra d’identifier les secteurs où il nous faut agir. 8

Source:
1 Statistics Canada. Small Area Administrative Data. Family characteristics, Low Income Measures (LIM), by family type and family type composition, annual. Table 111-0015 Cansim. CA data retrieved through Statistics Canada special request. Mesure de faible revenu (MFR).
2 Institut de la statistique du Québec. (2008). Bulletin statistique régional. Édition 2008. Montréal.
3 Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale. (2008). Rapport statistique sur la clientèle des programmes d’assistance sociale, janvier 2008. Direction de la statistique et du soutien aux expérimentations, DGARES.
4 Direction de la santé publique. (2006). La disparité dans l’accès à des aliments santé à Montréal. Une étude géomatique. Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.
5 Direction de la santé publique. (2007). Mémoire du directeur de la santé publique de l’agence de la santé et des services sociaux de Montréal présenté à la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois.
6 Moisson Montréal. (2007). Rapport annuel 2006-2007.
7 Moisson Montréal. (2006). Penser autrement l’aide alimentaire. Bilan-Faim 2006.
8 Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. (2008). Enquête sur la maturité scolaire des enfants montréalais. Rapport régional 2008.

  • En 2007, 14,8 % des adultes montréalais se
    déclaraient obèses, contre 11,8 % à Toronto et 8,6 %
    à Vancouver.  Ce taux d’obésité était légèrement
    inférieur aux moyennes québécoise (15,3 %) et
    canadienne (16 %), mais il est en hausse si on le
    compare au taux de 2003 (13,6 %).1


    Taux d'obésité,
    RMR de Montréal, Toronto et Vancouver,
    2003, 2005, 2007

  • De 2003 à 2007, la proportion des résidants de 12 ans
    et plusde la grande région qui s’adonnaient à des loisirs
    actifs a diminué, passant de 46 % à 44,7 %.2
  • En 2005, les jeunes de 5 à 14 ans habitant Montréal, Toronto et Vancouver participaient moins régulièrement (47 %) à des activités sportives organisées que les jeunes de plus petits centres urbains (58 %).  Ainsi, habiter une grande métropole nuirait à la pratique régulière d’un sport.  La participation sportive des jeunes Canadiens a baissé au cours des treize dernières années : en 1992, 57 % des jeunes de 5 et 14 ans s’adonnaient à des activités sportives organisées comparativement à 51 % en 2005.3
Le programme « Ma santé, je l’améliore » de Toujours ensemble.
Le programme « Ma santé, je l’améliore »
de Toujours ensemble.
  • En 2003, la moitié (51 %) des jeunes de 6e année de l’île buvaient du lait moins de trois fois par jour. En outre, le tiers (34 %) consommaient quotidiennement une boisson gazeuse et 42 % mangeaient des croustilles.  Par contre, fait plus encourageant, près de huit enfants sur dix (78 %) affirmaient manger des fruits et légumes au moins cinq fois par jour.4
  • Après plusieurs années de baisse, la proportion de fumeurs a augmenté de 4,2 % au cours des deux dernières années, pour atteindre 24,8 % en 2007.  La moyenne canadienne est de 21,9 %.2
  • On estime que le fait de vivre à moins de deux cents mètres d’une autoroute augmente les risques d’accoucher d’un bébé de faible poids ou prématuré. Or, sur l’île, 6 % des futures mères habitent à proximité d’une autoroute.5 6



Source:

1 Statistics Canada. Canadian Community Health Survey (CCHS 2.1) 2003, Cansim Table 105-0292 for Canada, Provinces, CMAs and Health Regions, terminated table. For 2005 and 2007, Canadian Community Health Survey, Indicator Profile, for Canada, Provinces and Health Regions, Cansim Table 105-0502.
2 Statistique Canada. (2003). Enquête sur la santé des collectivités canadienne (cycle 2.1). Tableau CANSIM 105-0292 pour le Canada, les provinces, les RMR et les régions sociosanitaires et tableau CANSIM 105-0502 pour les données de 2005-2007.
3 Clark, W. (2008). L’activité sportive chez les enfants. Tendances sociales canadiennes, 3 juin 2008, Statistique Canada, Ottawa, no 11-008-X au catalogue.
4 Direction de la santé publique. (2005). Objectif jeunes : comprendre, soutenir. Rapport annuel 2004-2005 sur la santé de la population montréalaise. Agence de développement de réseaux locaux de santé et de services sociaux.
5 Généreux, M., Auger, N., Goneau, M. et Daniel., M. (2008). Neighbourhood socioeconomic status, maternal education and adverse birth outcomes among mothers living near highways. Journal of Epidemiology and Community Health, 62.
6 Généreux, M. (2008). Présentation powerpoint : The Likelihood of Adverse Birth Outcomes Among Mothers Living Near Highways According to Maternal and Neighbourhood Socioeconomic Status, 11 juin 2008 à Vancouver. Transmise par Dr. L. Drouin.

  • En 2007, 21,6 % des plus de 15 ans n’avaient pas terminé leur secondaire, une amélioration considérable si l’on considère qu’en 1990, ils étaient 38,9 %.  Dans ce secteur, la grande région fait mieux que dans l’ensemble du Québec (25,4 %) et s’inscrit dans la moyenne canadienne (22,2 %).
Proportion de personnes n’ayant pas terminé
le secondaire en 2006


Source : Statistique Canada
  • Depuis 1990, la proportion de résidants de la grande région ayant terminé des études postsecondaires n’a cessé d’augmenter, passant de 34,3 % à 55,3 % en 2007.1
  • En 2006, 15 % de la population de 25 à 64 ans de la grande région de Montréal détenaient un diplôme d’études professionnelles (DEP), la plus forte proportion au Québec.2
  • En 2006, sur l’île, environ 80 % des nouveaux titulaires de diplômes professionnels ou techniques travaillaient dans un domaine en rapport avec leur formation.  Un DEP (niveau secondaire) donne accès à des métiers tels que soudeur-assembleur, mécanicien et plombier, alors que la formation technique (niveau collégial) ouvre la voie à des carrières de policier, hygiéniste dentaire, éducateur en service de garde, etc. 3
  • En 2006, la grande région accueillait 28 000 immigrants d’âge scolaire, dont le tiers parlait le plus souvent le français à la maison.  Environ un élève (5 à 16 ans) montréalais sur dix était né à l’étranger et un sur vingt était un immigrant récent (au pays depuis cinq ans ou moins). 4

1 Statistique Canada, Enquête sur la population active, demande spéciale, programme A050705.
2 Statistique Canada (2008). Portrait de la scolarité au Canada, Recensement 2006. Statistique Canada, Ottawa, no 97-560-X au catalogue.
3 Ministère de l’Éducation, du Loisir et de Sport. (2007). Rapport d’enquête La relance au secondaire en formation professionnelle-2006. La situation d’emploi des personnes diplômées. Secteur de l’information, des communications et de l’administration. Direction de la recherche, des statistiques et des indicateurs, BDSO.
4 Chui, T., Tran, K. et Maheux, H. (2007). Immigration au Canda : un portrait des personnes nées à l'étranger, Recensement 2006. Statistique Canada, Ottawa, no 97-557-XIF au catalogue.


Importance accordée à divers enjeux
Pour chacun des sujets suivants, dites-moi si, à votre avis, il constitue unenjeu ou un problème très important, assez, peu ou pas du tout important dans la région métropolitaine de Montréal.

Les Montréalais démontrent une grande sensibilité face aux enjeux qui touchent leur milieu de vie.  Parmi les problèmes sur lesquels ils ont été consultés, ils se sont déclarés particulièrement préoccupés par la sécurité routière, l’environnement et la pauvreté.

Enjeu prioritaire
Quel est le problème ou l'enjeu auquel on devrait s'attaquer en priorité, selon vous, afin d'améliorer la qualité de vie générale dans la région métropolitaine de Montréal?

Sommaire :
Les répondants sont très partagés sur le problème auquel il faut s’attaquer en priorité pour améliorer la qualité de vie dans leur milieu. Cependant, plus de la moitié des réponses portent sur quatre enjeux : la pauvreté, la qualité de l’environnement, les transports en commun et l’intégration des communautés immigrantes.

De fiers jardiniers réunis autour
d'un des jardins collectifs d'Action communiterre
dans Notre-Dame-de-Grâce

Participation à la vie collective
Au cours des 12 derniers mois, vous est-il arrivé très souvent, assez souvent, rarement ou jamais de...

Sommaire :
Les Montréalais sont prêts à poser des gestes pour améliorer leur milieu de vie, surtout lorsqu’on leur fournit les outils pour le faire. La récupération en est un exemple éloquent.


MÉTHODOLOGIE DU SONDAGE
Les résultats du sondage reposent sur 502 entrevues téléphoniques effectuées dans la région métropolitaine de Montréal du 14 au 24 août 2008, dans le cadre du sondage omnibus CROP-express. Les répondants ont été choisis aléatoirement parmi les personnes de 18 ans de foyers sélectionnés, aptes à répondre aux questions en français ou en anglais. Les résultats ont été pondérés d’après le recensement 2006 de Statistique Canada afin de refléter la répartition de la population adulte de la région métropolitaine de recensement de Montréal selon le sexe, l'âge et la langue d’usage à la maison des répondants. D'un point de vue statistique, un échantillon de cette taille (n=502) est précis à 4 points près, 19 fois sur 20.
source : Société canadienne d’hypothèques et de logement
  • En 2007, le taux général d’inoccupation dans la grande région était de 2,9 %, en légère augmentation par rapport à l’année précédente (2,7 %).  Pour des logements de deux chambres, Toronto affichait le taux d’inoccupation le plus élevé (3,2 %), suivie de Montréal (2,3 %) et, loin derrière, de Calgary (1,5 %) et de Vancouver (1 %).1 2 3
  • En 2007, les familles à faible revenu avaient toujours de la difficulté à se loger.  Le taux d’inoccupation des logements abordables de deux et de trois chambres (1,7 % et 0,5 %) se situait bien en-dessous du seuil d’équilibre de 3 %.4
  • Dans la grande région, la proportion de ménages propriétaires de leur logement n’a cessé d’augmenter depuis dix ans, passant de 48,4 % en 1996 à 50,4 % en 2001 et à 53,4 % en 2006.  De 2001 à 2006, cette augmentation a été plus marquée parmi les jeunes ménages (35 ans et moins) qu’au sein des autres groupes d’âge. 3 5
  • En 2006, une minorité de logements privés (1,6 %) comptait plus d’une personne par pièce.  Cette proportion était plus élevée à Toronto (3,7 %) et à Vancouver (2,8 %). 6
  • En 2006, sur l’île, 54,1 % des constructions résidentielles étaient des immeubles d’appartements de moins de cinq étages, suivis des maisons unifamiliales (19 %), des duplex (13,5 %) et des immeubles d’appartements de plus de cinq étages (12,9 %). 7

Sources:
1 Société canadienne d’hypothèque et de logements (2006) Le marché de l’habitation : statistiques sur le marché locatif. Tableaux 9 et 10, pp.27-28
2 Société canadienne d’hypothèque et de logements (2007) Le marché de l’habitation : statistiques sur le marché locatif. Tableaux 8,9 et 10, pp. 28-30
3 Société canadienne d’hypothèque et de logements. (2007). Le marché de l’habitation. Rapport sur le marché locatif. RMR de Montréal.)
4 Communauté Métropolitaine de Montréal. (2008). La disponibilité des logements locatifs dans le Grand Montréal : un équilibre fragile. Perspective Grand Montréal, Bulletin bimestriel de la Communauté Métropolitaine de Montréal, volume 2, no 3, Mai 2008.
5 Statistique Canada. (1996). Profil des communautés 1996 : statistiques sur les familles et les logements.
  Statistique Canada. (2001). Faits saillants pour la communauté de Montréal, statistique sur les familles et logements.

6 Statistique Canada. (2007). Tendances du recensement pour Régions métropolitaines de recensement et agglomérations de recensement (tableau). Recensement de 2006, Statistique Canada. Ottawa, nº 92-596-XWF au catalogue.
7 Ville de Montréal. (2008). Recensement 2006. Profil sociodémographique : agglomération de Montréal, édition juin 2008. Montréal en statistiques.

  • En 2006, on a enregistré une hausse de 1,5 % de l’achalandage
    du transport en commun.  Par ailleurs, plus de 26 millions de déplacements
    ont été effectués dans les voies réservées, alors que le taux moyen d’occupation
    des stationnements incitatifs atteignait 75 %, en hausse de 4 %.1
  • De 1996 à 2006, la proportion des personnes se rendant au travail en automobile a légèrement diminué dans la grande région, passant de 72,2 % à 70,4 %, un taux qui demeure cependant stable depuis 2001 (70,6 %).2
  • De 1996 à 2006, la proportion de travailleurs utilisant les transports en commun pour se rendre au travail a augmenté, passant de 20,2 % à 21,4 %, mais elle plafonne elle aussi depuis 2001, à 21,6 %.  La grande région se classait ainsi au deuxième rang des villes canadiennes sur ce plan, juste derrière Toronto (22,2 %) et devant Ottawa (19,4 %). 2

Proportion de personnes qui se rendent
au travail à pied - 1996, 2006


Source : Statistique Canada
  • En 2006, la proportion de travailleurs de la grande région de 25 à 34 ans à utiliser des transports alternatifs [marche, vélo, transport en commun] a connu une hausse importante par rapport à 2001, passant de 29,5 % à 32,9 %.  Par contre, parmi tous les autres groupes d’âge, on note une baisse, surtout chez les 65 ans et plus. 2
  • En 2006, avec une hausse de 3,2 % du nombre de déplacements, le réseau de trains de banlieue de la grande région se hissait au sixième rang en Amérique du Nord, derrière New York, Chicago, Boston, Philadelphie et Toronto. 1 2
Proportion de personnes qui se rendent
au travail à bicyclette - 1996, 2006


Source : Statistique Canada
  • En quatre ans, 1999-2002 à 2003-2006, la consommation annuelle d’essence a augmenté de 6,5 %, une hausse qui peut notamment s’expliquer par la croissance de 6 % (+51 317 véhicules) du nombre de véhicules immatriculés sur l’île. 3
Initié en 2005-2006 par Vélo-Québec, en collaboration avec l’organisme canadien Vert l’action, le programme « Mon école à pied, à vélo ! » cherche à inciter les enfants à intégrer le transport actif dans leur quotidien et, du même coup, à réduire la circulation automobile aux abords des écoles.  En 2007, le programme, implanté dans six régions du Québec, a rejoint plus de 12 000 élèves d’une trentaine d’écoles, dont 11 de la Commission scolaire de Montréal.  Ce programme ne fait pas qu’inciter les jeunes à adopter le transport actif : il sensibilise les élèves et leurs parents aux règles du cyclisme et de la marche en milieu urbain, il contribue à l’identification des risques aux abords des écoles et le long des corridors scolaires, il fait pression pour que les écoles installent des supports à vélo et plus encore.4 5

Source :
1 Agence Métropolitaine de transport. (2007). Rapport d’activités de l’AMT 2006.
2 Statistique Canada. (2008). Habitudes de navettage et lieux de travail des Canadiens, Recensement 2006. Statistique Canada, Ottawa, no 97-561-X au catalogue.
3 CRE-Montréal avec la collaboration de la ville de Montréal. (2008). Indicateurs de l’état de l’environnement. Bilan pour la période 2003-2006.
4 Ministère des Transports. (2005). Mon école à pied, à vélo! Étude de cas sur le transport durable, Vélo-Québec.
  Ministère des Transports. (2006). Programme de démonstration en transport urbain.
5 Vélo-Québec et Accès transports viables. (2006).
  Programme de promotion des déplacements actifs en milieu scolaire.

source : Statistique Canada
  • En 2007, le taux d’infractions criminelles au code de la route s’élevait à 350 pour 100 000 habitants, une diminution de 56 % par rapport à 1991, où l’on enregistrait 793 infractions pour 100 000 habitants.  À cet égard, la région fait bonne figure, affichant un taux sous les moyennes canadiennes (400 pour 100 000) et québécoise (461 pour 100 000).1
  • De 2005 à 2006, le taux de violence conjugale a baissé dans l’agglomération, passant de 400 à 343 pour 100 000 habitants, une tendance à la baisse qui s’observe depuis 2001. 2
  • En 2007, le nombre d’agressions sexuelles a diminué sur l’île pour une deuxième année consécutive, passant de 1 694 à 1 320.  Cette baisse de 22,1 % a permis à Montréal d’enregistrer son niveau d’agressions sexuelles le plus bas des dix dernières années.3
  • En 2007 toujours, le Grand Montréal s’est distinguée par un taux de crimes haineux inférieur à la moyenne nationale et à celui des autres grandes villes canadiennes. Ces infractions criminelles motivées par la haine envers un groupe identifiable (race, religion, orientation sexuelle ou autre) ont ceci de particulier qu’elles ciblent non seulement la victime, mais sa communauté toute entière.  Fait à noter, en 2006, à l’échelle canadienne, 38 % des auteurs de ces crimes avaient entre 12 et 17 ans.  Selon les données de 2005, les 12 à 24 ans en étaient également les principales victimes. 4
  • En 2004, le niveau de satisfaction générale des Montréalais à l'égard de leur sécurité personnelle atteignait 94 %, un niveau similaire à celui de l’ensemble du Canada et des autres grandes régions métropolitaines : Toronto (93 %), Calgary (96 %) et Vancouver (90 %).5
  • En 2003, 12 % des élèves de 4e année de l’île déclaraient avoir été victimes de taxage et 16 % victimes d’intimidation.  Il n’est donc pas étonnant que 32 % des élèves de 4e année (40 % pour les filles) affirmaient avoir peur en se rendant à l’école.  Ce sentiment d’insécurité décroissait cependant avec l’âge, même s’il demeurait important : en 6e année, le quart des élèves déclarait avoir peur sur le chemin de l’école. 6

Source :
1 Statistique Canada, Tableau 252-0013, série CANSIM.
2 Ministère de la Sécurité Publique. (2007). Statistiques 2006 sur la criminalité commise dans un dans un contexte de violence conjugale.
http://www.msp.gouv.qc.ca/prevention/prevention.asp?txtSection=statistiques
3 Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). (2008).
   Données supplémentaires et tableaux statistiques 2007, annexes statistiques au Bilan annuel 2007, Montréal.
4 Statistique Canada.  « Les crimes motivés par la haine au Canada », fondé sur des données du Centre canadien de la statistique juridique, du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC 2.2) et de l’Enquête supplémentaire sur les crimes motivés par la haine.
5 Statistique Canada, Enquête sociale générale sur la victimisation, cycle 18 : la sécurité personnelle et les perceptions du système de justice pénale dans les territoires, 2004.
6 Direction de la santé publique. (2005). Objectif jeunes : comprendre, soutenir. Rapport annuel 2004-2005 sur la santé de la population montréalaise. Agence de développement de réseaux locaux de santé et de services sociaux.

  • En 2007, 91 % des citoyens de la grande région participaient à la collecte sélective des matières résiduelles, comparativement à 78 % en 2003.  Quant aux déchets dangereux, 62 % des gens avaient utilisé les aires de récupération volontaires pour en disposer.1

  • Au total, 1 880 000 tonnes de matières résiduelles [ordures ménagères, matières recyclables, matières putrescibles] ont été générées en 2006 par les résidants de la grande région, dont près de 70 % ont été envoyées vers des sites d’enfouissement.  Or le volume de matières enfouies était largement sous-estimé par les citoyens.  En effet, 28 % d’entre eux estimaient que la moitié des déchets seulement étaient enfouis et 19 % croyaient que moins du tiers des matières résiduelles se retrouvaient dans des sites d’enfouissement.1 2
Proportion (%) des ménagesconservant l’énergie ou l’eau en 2006

Source : Statistique Canada

  • La grande région a connu 17 journées de mauvaise qualité de l’air en 2005, mais seulement 4 en 2006.  Depuis 2001, la moyenne annuelle a été de 11 journées.3
  • Entre 1998 et 2005, le couvert végétal a diminué de 18 % sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal, soit l’équivalent de 310 hectares.  De 25 % du territoire qu’ils occupaient en 1965, les boisés n’en couvraient plus que 15 % en 2005.  Il disparaît ainsi tous les ans environ sept km2 de boisés.4
  • La perte en espaces boisés a pour conséquence de multiplier les îlots de chaleur, ces zones où la température estivale dépasse d’environ 5 à 10 degrés Celsius celle de l’environnement immédiat.  Le parc industriel de Saint-Laurent, celui d’Anjou, le Plateau Mont-Royal et les grands centres commerciaux sont particulièrement touchés par le phénomène, les écarts pouvant atteindre 17 degrés.5 6
  • En 2005, les trois régions canadiennes qui utilisaient le moins de pesticides étaient celles de Saguenay (12 %), Montréal (14 %) et Sherbrooke (15 %), en raison de la législation en vigueur au Québec.  Là où une telle législation n’existe pas, près d’un ménage sur deux utilise des pesticides.  C’est le cas à Winnipeg (47 %), Regina (46 %) et Saskatoon (46 %). 7
  • Sur l’île, 16,1 % des enfants de 6 mois à 12 ans souffrent de manifestations allergiques associées à l’herbe à poux, dont la prévalence est proportionnelle au degré d’exposition dans un rayon de moins de 1 000 mètres.  La prévalence des manifestations allergiques liées à l’herbe à poux varie de 6 % sur l’île, l’ouest et l’est étant les zones les plus affectées.8
  • Un Établissement vert Brundtland (EVB) est un établissement scolaire où l'on « agit localement tout en pensant globalement ».  Dans un EVB, on réfléchit, on enseigne et on agit en fonction de valeurs fondamentales à une société plus écologique, plus pacifique, plus solidaire et plus démocratique.  Il y a 15 ans déjà, deux écoles de l’île de Montréal obtenaient leur certificat d’Établissement vert Brundtland (EVB).  Cette année, au Québec, plus de 1 100 établissements, en majorité scolaires, dont 167 sur l’île, participent à ce mouvement.  Au cours des dernières années, les EVB ont étendu leur mission de sensibilisation au développement durable aux Centres de la petite enfance et au secteur de la santé.9

Source :
1 Communauté Métropolitaine de Montréal. (2008). Les opinions et les habitudes des citoyens du Grand Montréal à l’égard des 3RVs.   Perspective Grand Montréal, Bulletin bimestriel de la Communauté Métropolitaine de Montréal, volume 2, no 2, Mars 2008.
2 Communauté Métropolitaine de Montréal. (2008). Mémoire de la Communauté du Grand Montréal : la gestion des matières résiduelles. Un défi prioritaire pour la Communauté métropolitaine de Montréal.
3 Environnement Canada. Data obtained by special request.) / (Source : Environnement Canada, données obtenues sur demande spéciale.
4 CRE-Montréal avec la collaboration de la ville de Montréal. (2008). Indicateurs de l’état de l’environnement. Bilan pour la période 2003-2006.
5 Conseil régional de l’environnement de Montréal et le Conseil régional de l’environnement de Laval. (2008). Communiqué du 19 février 2008 « Colloque Montréalais sur l’état du couvert végétal et les îlots de chaleur urbains ».)
6 Sauvé, M.R. (2008). Montréal se réchauffe dangereusement! Forum, édition du 10 mars 2008.
7 Statistique Canada. (2008). Les ménages et l’environnement. Statistique Canada, Ottawa, no 11-526-X au catalogue.
8 Jacques, L., Goudreau, S., Plante, C. & Thivierge, R. (2008). Prévalence des manifestations allergiques associées à l’herbe à poux chez les jeunes Montréalais. Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux.
9 Site internet de la CSQ, section sur les EVB.

  • En 2006, au Québec, il s’est donné
    plus de 1 400 représentations de
    spectacles jeunesse au Québec. 
    C’est sur l’île que la fréquentation
    a été la plus élevée : plus de la moitié
    des moins de 15 ans ont assisté cette année-là à une représentation. 1
  • Créé en 2004, le programme « La culture à l’école » encourage la mise sur pied d’activités à caractère culturel afin de fournir aux élèves de multiples occasions de vivre de telles expériences.  En 2005-2006, plus de 400 projets ont ainsi été réalisés sur l’île, dont 80 % d’entre eux l’ont été par des jeunes des niveaux préscolaire et primaire du réseau public. 2 3
  • En moyenne, 10 % de ceux qui fréquentent les 64 musées montréalais sont des élèves des niveaux primaire et secondaire. En 2007, les deux tiers (68,6 %) d’entre eux étaient des élèves du primaire.4
  • En 2005, 561 représentations de danse professionnelle avaient pris l’affiche sur l’île, où le taux d’occupation des salles atteignait les 70 %.  Ce nombre représentait 78 % des représentations données sur l’ensemble du territoire québécois. Trois boursiers du Conseil des arts et des lettres du Québec sur quatre résidaient d’ailleurs sur l’île, et 22 organismes de production, comptant en moyenne 20 ans d’existence, y étaient établis.5

Proportion de la population ayant assisté à un concert
ou à un spectacle artistique en 1998 et 2005

source : Statistique Canada
  • En 2005, le Grand Montréal arrivait en tête (32,8 %) sur le plan de la fréquentation de festivals culturels, suivie d’Ottawa (30,8 %), de Victoria (29,8 %), de Toronto (25,2 %) et de Vancouver (20,5 %).6
Les bibliothèques de l’île de Montréal jouent un rôle important dans la promotion de la lecture chez les jeunes, grâce à des programmes adaptés à leur clientèle.  Ainsi, le programme « Livres dans la rue » s’adresse aux jeunes défavorisés de 4 à 12 ans pour qui les occasions de lecture sont souvent rares. Le programme « Contact, le plaisir de lire », quant à lui, a été spécialement conçu pour favoriser chez les jeunes immigrants de moins de 5 ans le goût de la lecture et l’usage du français.  En 2002, plus de 15 000 enfants ont ainsi été initiés à la lecture.7

Source :
1 Institut de la statistique du Québec (ISQ). (2007). La fréquentation des arts de la scène au Québec de 2004 à 2006. Statistiques en bref, Observatoire de la culture et des communications du Québec, no 31, août 2007.
2 Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. (2008). Évaluation du programme « La culture à l’école ».
3 Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. (2006). Le programme. « La culture à l’école ».
http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/cultureEducation/
4 Institut de la statistique du Québec. (2008). Tableau statistique intitulé « Visiteurs dans les institutions muséales répondantes, Montréal et ensemble du Québec, 2005-2007 ». Observatoire de la culture et des communications du Québec.
5 Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). (2007). Portrait du secteur de la danse professionnelle au Québec. Constats du CALQ, no 14, mars 2007.
6 Statistique Canada, demande spéciale, Enquête sociale générale, 2005.
7 Ville de Montréal. (2005). Diagnostic des bibliothèques municipales de l’île de Montréal.
  • En 2005, les immigrants habitant la grande région présentaient un revenu familial médian (49 257 $) nettement inférieur à celui des non-immigrants (68 430 $), et en baisse depuis l’an 2000 (50 733 $*).  On retrouvait la même situation dans les autres grandes villes du pays.  L’écart moins important à l’échelle nationale (67 874 $ par rapport à 62 842 $) semble par contre démontrer que la situation est fort différente dans les localités plus petites. 1

    * En dollars de 2005
  • En 2004-2005, les nouveaux arrivants tendaient à créer davantage d’entreprises que les personnes nées au pays, en particulier Ville de Montréal (10,5 % contre 7,9 %).  Toutefois, les immigrants étaient moins nombreux à la tête d’entreprises établies (42 mois ou plus) que les personnes nées au Canada.2
  • De 2001 à 2006, la population allophone a vu son poids augmenter au sein de la population de la grande région, passant de 19 % à 21,8 %.  Les groupes linguistiques ayant le plus contribué à cette croissance sont ceux de langue arabe, espagnole et chinoise.3
  • En 2006, 90,2 % des minorités visibles du Québec vivaient dans la grande région, où ils représentaient 16,5 % de la population, en hausse depuis les dix dernières années (13,5 % en 2001 et 12,2 % en 1996).  Au Canada, les minorités visibles constituent 11,6 % de la population.  Leur nombre est cependant plus important à Toronto (42,9 %) et à Vancouver (17,3 %). 4
  • En 2006, la majorité des couples de même sexe vivaient dans les trois plus grandes régions urbaines du Canada : Toronto (21,2 %), Montréal (18,4 %) et Vancouver (10,3 %).  À Montréal, seulement 10,5 % des couples de même sexe étaient mariés, une proportion inférieure non seulement à la moyenne canadienne (16,5 %), mais également à celle de Toronto (24,8 %) et de Vancouver (18,9 %).  Statistique Canada explique cet état de fait par la propension plus forte de l’ensemble des couples à opter pour l’union libre plutôt que le mariage au Québec.5


Source :
1 Statistique Canada, Recensement 2006, Tableaux thématiques, no 97-563-XWE2006021 au catalogue.
2 Nathaly Riverin. (2006). L’entrepreneuriat à Montréal. Cahier de recherche 2006-17, Chaire d’entrepreneuriat Rogers-J.-A.-Bombardier, HEC Montréal.
3 Statistique Canada. (2007). Le portrait linguistique en évolution, Recensement de 2006. Statistique Canada, Ottawa, no 97-555-XIF au catalogue.
4 Statistique Canada. (2008). La mosaïque ethnoculturelle du Canada, Recensement 2006, Statistique Canada, Ottawa, no 97-562-X au catalogue.
5 Milan, A., Vézina, M. & Wells, C. (2007). Portrait des familles : continuité et changements dans les familles et les ménages du Canada en 2006. Recensement 2006. Statistique Canada, Ottawa, no 97-553-XIF au catalogue.

  • En 2007, 36,2 % des élus de la Ville de Montréal
    étaient des femmes, dont 42,1 % étaient mairesses
    d’arrondissement. Vancouver (36,4 %) était la seule
    grande ville canadienne à présenter un taux de représentation
    féminine analogue à celui de Montréal.1
Taux de participation (%) aux élections fédérales
2000, 2004, 2006


source : Élections Canada
  • En 2006, 21,8 % des contribuables de la grande région ont fait un don à un organisme de bienfaisance, comparativement à 24,6 % pour l’ensemble des Canadiens.  La contribution médiane des Montréalais (150 $) a également été inférieure à celle de l’ensemble du Canada (250 $).  Depuis une dizaine d’années, on assiste à l’échelle canadienne à une augmentation du don médian.  La région montréalaise s’inscrit dans cette tendance avec, de 1997 à 2006, une hausse du don médian de 36,4 %. 2
  • En 2007, la campagne de Centraide du Grand Montréal a recueilli au-delà de 54 millions $, soit 2,5 millions $ de plus que l’année précédente.  Grâce à ces fonds, Centraide soutient 360 organismes, principalement sur l’île.  L’action de Centraide est soutenue par plus de 22 000 bénévoles dans quelque 2 000 milieux de travail.3
L’entreprise de jeux et jouets Hasbro vient de lancer une toute nouvelle édition Monde de son célèbre Monopoly, créé en 1935.  Le choix des villes qui figurent sur cette édition spéciale a été déterminé par vote populaire en ligne à la suite d’une invitation lancée à toutes les villes du monde.  Dorénavant, grâce à la participation monstre des Montréalais, des millions d’investisseurs à travers le monde rêveront de construire maisons et hôtels à Montréal.  En effet, notre ville s’est classée bonne première et occupera dans l’édition Monde la case la plus convoitée du jeu traditionnel, la Promenade.  Est-ce à dire que les Montréalais sont plus branchés qu’ailleurs ? Ou tout simplement plus fiers de leur ville ?

Depuis l’an 2000, les 18 Centraide du Québec organisent « La Matinée scolaire de l’entraide », une activité de sensibilisation envers le bénévolat et l’entraide auprès des jeunes des écoles primaires. Chaque année, des bénévoles et des porte-paroles d’organismes viennent discuter de leurs expériences avec les enfants de 4e année afin de les informer sur l’importance de l’action bénévole. En 2008, 1 000 élèves provenant de 19 écoles montréalaises ont participé à la 9e Matinée scolaire de l’entraide.4

Source :
1 Ville de Montréal. (2008). Pour une participation égalitaire des hommes et des femmes à la vie politique de Montréal.
Politique et mesures de mise en œuvre.

2 Statistique Canada, tableaux Table 111-0001, séries Cansim.
3 Centraide. (2008). Journal Centraide, Hiver 2008, volume 22, no 1.
4 Communiqué de presse de Centraide, 9 mai 2007.  Communiqué de presse de Centraide du 7 mai 2008.


Agence de la santé et des services sociaux de Montréal

Agence métropolitaine de transport

Centraide du Grand Montréal

Centre d’étude des niveaux de vie

Centre for Spatial Economics (C4SE)

Chaire d’entrepreneuriat Rogers – J.-A.-Bombardier, HEC Montréal

Chaire de recherche en économie sociale, Université du Québec à Montréal

Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Colliers International

Communauté métropolitaine de Montréal

Conférence régionale des élus de Montréal

Conseil des arts et des lettres du Québec

Conseil régional de l’environnement de Montréal

Conseil régional de l’environnement de Laval

Centrale des syndicats du Québec

Direction de santé publique de Montréal

Élections Canada

Environnement Canada

Fondations communautaires du Canada

Institut de la statistique du Québec

Institut de recherche en politiques publiques

Journal of Epidemiology and Community Health

KPMG

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine

Ministère de la Sécurité publique

Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport

Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale

Ministère des Affaires municipales et des Régions

Ministère des Transports

Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation

Moisson Montréal

Montréal International

SECOR Conseil Inc.

Service de police de la Ville de Montréal

Société canadienne d’hypothèques et de logement

Statistique Canada

Université de Montréal

Vélo Québec

Ville de Montréal

Nous remercions de façon particulière messieurs Alain Giguère et Claude Gauthier qui nous ont gracieusement fait profiter de leur temps et de leur expertise dans le cadre du sondage.  

Cette édition de Signes vitaux du Grand Montréal a été rendue possible grâce au soutien financier du ministère des Affaires municipales et des Régions.

Signes vitaux s’inspire d’un projet réalisé par la Toronto Community Foundation en 2001.  Cette année, 16 fondations communautaires canadiennes publient simultanément leur bilan local.  À l’échelle nationale, cette initiative est coordonnée par les Fondations communautaires du Canada qui diffuseront de leur côté une édition nationale de Signes vitaux.


NOUS REMERCIONS AUSSI POUR LEUR CONTRIBUTION :

Les membres du comité directeur :

Marcel Côté, Jacques R. Gagnon, Isabelle Perrault, Kathleen Weil, Colin Bérubé

Les membres du comité consultatif :

Le comité consultatif a pour mandat de guider la Fondation du Grand Montréal dans la réalisation de Signes vitaux, en particulier dans ses choix d’indicateurs et de sources de données.  Il joue également un rôle important de vérification, en plus de conseiller l’équipe de recherche sur la collecte et les méthodes de traitement de l’information et des données.

Paul Bernard, professeur titulaire, Université de Montréal, Département de sociologie

Marcel Côté, président, Secor Conseil Inc.

Louis Côté, directeur, Ressources humaines, information et planification, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal

Jacques R. Gagnon, membre de la FGM et président du Comité de marketing et communication

Gilles Lamirande, directeur régional, ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Direction régionale de Montréal

Richard Lessard, directeur, Direction de santé publique de Montréal

Danielle Lussier, chef d’équipe à la coordination du Plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise, Ville de Montréal

Omar Chaar, Analyse et communications, Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Danielle Ripaux, directrice, Recherche, Conférence régionale des élus de Montréal

Isabelle Perrault, sociologue
André Porlier, directeur général, Conseil régional de l’environnement de Montréal

France St-Hilaire, vice-présidente recherche, Institut de recherche en politiques publiques

Recherche : Alexia Marucchi-Foino
Centre d’étude des niveaux de vie

Rédaction et révision : Monique Joly, Alexia Marucchi-Foino, Isabelle Perrault, Susan J. Phaneuf

Photos : Vincenzo D’Alto, Diane Bertrand

Traduction : Michel Forand

Graphisme : Jacques Jobin, Sylvain Malbeuf

Webmestre : Serge Cloutier, Drafter.com



Sondage d’opinion : CROP Inc.