Signes vitaux 2010 -  Fondation du Grand Montréal
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Pour préoccupante qu’elle soit, l’émission de gaz à effet de serre attribuable aux véhicules privés est plus faible ici qu’ailleurs au pays. Mais le taux de récupération des matières organiques est à désespérer.
  • Sur un territoire de 4 360 km2, la grande région comprend 24 % de surface boisée et 12 % de surface aquatique. Et dans la portion montréalaise du fleuve, la fraie compte pour la moitié de toute celle du Saint-Laurent fluvial [excluant l’estuaire]. 1
  • Montréal est l’une des villes canadiennes où l’on retrouve le moins d’espaces verts par habitant. Entre 1986 et 1994, la moitié des forêts de l’île ont cédé le pas à des zones développées. Entre 1994 et 2001, c’est 750 hectares qui ont subi le même sort. Historiquement, on estime que la disparition de 90 % du couvert forestier de l’île a entraîné la perte de 60 % de sa biodiversité. Montréal compte 48 espèces végétales menacées ou vulnérables, Laval en abrite 30 et, dans la grande région, 63 espèces de plantes sont même disparues ou sont en voie de l’être. 1

  • En 2004, 3,2 % de la partie terrestre de l’île était reconnue comme aire naturelle protégée alors que la norme internationale est de 6 %. En 2010, on en est à 5,2 %. 1
  • On compte actuellement une centaine de toits verts sur l’île, dont les trois quarts ont été réalisés au cours des cinq dernières années. Un type d’aménagement végétal qui se développe donc encore très timidement. 1
  • De 2001 à 2008, dans la grande région, il a fait en moyenne 26,9º en juillet (une hausse de 1,6º par rapport à 1971-2000) et -14º en janvier (une baisse de 0,2º). Dans l’ensemble, la température annuelle moyenne a augmenté de 1º entre les deux périodes. Parmi les métropoles canadiennes, seule Toronto a connu alors une hausse supérieure (1,4º). 2
  • La densité urbaine est moins néfaste à l’environnement que l’étalement qui nécessite davantage de déplacements, ce qui contribue à l’émission de gaz à effet de serre. Avec 58 % de sa population vivant dans des zones à densité moyenne en 2006, la grande région se classe seconde à ce chapitre, derrière celle de Toronto (64 %). Elle regroupe en outre 16 % de sa population dans des secteurs à forte densité, le taux plus élevé de toutes les grandes villes canadiennes, cette fois devant Toronto (11 %). 3
  • En 2007, la grande région émet 1 219 kg de CO2 per capita, soit 21,3 % moins de gaz à effet de serre attribuables aux véhicules privés que la moyenne des métropoles canadiennes. 4

  • Entre 2001 et 2008, la grande région a connu une moyenne annuelle de 11,5 journées de mauvaise qualité de l’air. C’est plus qu’à Ottawa (9,4) et surtout qu’à Calgary et Vancouver (1,1), mais bien moins qu’à Toronto (20,2). 5
  • En 2006, l’utilisation quotidienne d’eau dans les résidences de la grande région s’élève à 417,5 litres par habitant, 18 litres de plus qu’en 2001. 6
  • Les matières résiduelles récupérées sur l’île [recyclables et organiques] ont augmenté de 26 % entre 2004 et 2008. Au cours de cette même période, le tonnage de matières résiduelles éliminées [ordures ménagères] a quant à lui diminué de 5 %. Dans l’ensemble, la production individuelle totale de matières résiduelles a connu une hausse de 0,7 %. 7

Production individuelle de matières résiduelles
collectées de porte en porte*
[kg/personne/an]
Source : Ville de Montréal 7, 8
* Sont exclues les matières qui font l’objet d’apport volontaire des citoyens aux divers lieux de dépôt et celles qui sont ramassées
lors de collectes spéciales. À noter qu’en raison des fusions municipales, les données de 2004
valent aussi bien pour l’agglomération que pour la ville.

  • De 2002 à 2004, les ordures ménagères recueillies de porte en porte pour être éliminées ont augmenté
    de près de 20 kg par citoyen de la ville de Montréal, pour atteindre les 347 kg. Entre 2004 et 2006, sur l’île,
    ces quantités se sont stabilisées à la baisse et ont connu une décroissance plus marquée entre 2006 et 2008. 7, 8
  • En 2008, chacun des résidants de l’île a nécessité l’élimination de 330 kg d’ordures ménagères. 9

Caractérisation des matières résiduelles déposées en bordure de rue par les résidants*
Île, 2008
Caractérisation des matières résiduelles déposées en bordure de rue par les résidants
sources : Recyc-Québec et Ville de Montréal 9
* Sont exclues les matières qui font l’objet d’apport volontaire des citoyens aux divers lieux de dépôt
et celles qui sont ramassées lors de collectes spéciales.
  • De 2004 à 2008, les matières organiques collectées sur l’île sont en hausse (+12,2 %), de même que les matières recyclables (+37,5 %), les résidus domestiques dangereux (+182 %) et les résidus encombrants ou de travaux résidentiels (+200,7 %). 7
  • Dans l’ensemble, quelque 300 000 tonnes de matières résiduelles ont été récupérées sur l’île en 2008, soit environ 30 % de ce que les citoyens ont généré. Et 84 % du reste a été éliminé dans des sites aménagés à l’extérieur de l’agglomération. Quant aux déchets organiques qui constituent près de la moitié des matières résiduelles, seuls 8 % sont présentement récupérés alors que l’objectif de 2014 est fixé à 60 %. 9

  • En 2007, dans la grande région, seuls 11 % des foyers compostent les déchets de table. À cet égard, Ottawa (26 %) et Vancouver (28 %) rejoignent plus du quart des ménages, tandis que Toronto a pris déjà un bel envol (63 %). 10


Économies d’eau et d’énergie au sein des ménages
RMR, 2007
Source : Statistique Canada 11

Université de Montréal
dotL’idée peut sembler farfelue. Une fois les sols de l’ancienne gare de triage d’Outremont décontaminés, certains des terrains où l’Université de Montréal projette de construire seront prêtés quelques années à un organisme communautaire pour en faire pouponnière d'arbres. Lorsque l’Université sera prête à poursuivre son développement, les feuillus seront replantés dans les quartiers environnants. L’idée n'est pas nouvelle : elle a été réalisée à plus petite échelle par des écoles ou des communautés de quelques régions du Québec. Ce sera par contre la première fois qu'un projet d’une telle envergure pourra germer. 12

Les amis de la montagne
dotLa montagne et le fleuve tissent des liens étroits et indispensables à une grande partie de la population de l’île. Dans la plupart des villes du monde, l’eau est distribuée grâce à des "châteaux d’eau", des réservoirs perchés au sommet d’une tour surplombant les habitations. Ces constructions sont coûteuses et peu esthétiques. Chez nous, c’est le mont Royal qui, grâce à son emplacement central et à son altitude, sert de château d’eau. Puisée à 610 m de la rive, en amont des rapides de Lachine, l’eau est d’abord acheminée par quatre conduites de béton à deux usines de traitement. Une fois potable, une certaine quantité est pompée dans six réservoirs creusés à même la montagne et, par simple gravité, cette provision d’eau exercera la pression nécessaire au maintien du débit dans tout le réseau de distribution.
La zone régie par chaque réservoir est identifiée en surface par la couleur de la tête des bornes-fontaines. Pour distribuer l’eau jusqu’aux robinets, le réseau compte plus de 2 700 km de canalisations, soit l’équivalent du trajet de Montréal à Winnipeg.
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Educ-o-vert Consortium Évolution
dotLe projet Éduc-o-vert de l’organisme Consortium Évolution vise à sensibiliser les jeunes au phénomène de la surconsommation et à son impact sur l’environnement. Des élèves de 3e et 4e années sont ainsi amenés à faire don de vieux jouets qui seront restaurés.

http://consortium-evolution.org/accueil.html
Sources :

1 Les actes du Sommet sur la biodiversité et le verdissement de Montréal, Conseil régional de l’environnement de Montréal, 2010, 29 p.
http://www.cremtl.qc.ca/fichiers-cre/files/SBM2010/ACTES-SBM2010.pdf

2 Normales et moyennes climatiques canadiennes 1971-2000 et Recherche en ligne de données climatiques canadiennes, Archives nationales d’information et de données climatiques, Environnement Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-10.pdf

3 Canada’s Coolest Cities, by Alison Bailie and Claire Beckstead, The Pembina Institute, 2010
http://www.pembina.org/pub/2021

4 Émissions de gaz à effet de serre provenant des véhicules privés au Canada, 1990 à 2007, par Berouk Terefe, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-2.pdf

5 Demande spéciale, Environnement Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-3-a.pdf

6 L’utilisation de l’eau, Environnement Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-1.pdf

7 Portrait 2008 des matières [r]ésiduelles de l’agglomération de Montréal, Ville de Montréal, 2009, 52 p.
http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ENVIRONNEMENT_FR/MEDIA/DOCUMENTS/PORTRAIT_2008.PDF

8 Portrait 2006 des matières résiduelles de l’agglomération de Montréal, Ville de Montréal, 2008, 52 p.
http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ENVIRONNEMENT_FR/MEDIA/
DOCUMENTS/PORTRAIT2006_DERNI%C8RE_VERSION.PDF

9 Réduire pour mieux grandir. Plan directeur de gestion des matières résiduelles de l’agglomération de Montréal (2010-2014), Ville de Montréal, 2009, 109 p.
http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ENVIRONNEMENT_FR/MEDIA/DOCUMENTS/PDGMR-2010-2014-FR.PDF

10 Les ménages et l’environnement, demande spéciale, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-5.pdf

11 Les ménages et l’environnement, demande spéciale, Statistique Canada
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-6.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-7.pdf
http://vitalsignscanada.ca/rpt2010/VIII-8.pdf

12 « Un secteur vert et bien intégré aux quartiers environnants », Journal Forum, 25 mai 2010
http://www.nouvelles.umontreal.ca/campus/site-outremont/20100525-un-secteur-vert-et-bien-integre-aux-quartiers-environnants.html

13 Le mont Royal, château d’eau de Montréal, dépliant des Randonnées à la carte sur le mont Royal, Les Amis de la montagne, 2002 et Jean-Michel Villanove
http://www.lemontroyal.qc.ca/fr/connaitre-le-mont-royal/accueil.sn